
CEVA : le train à ne pas manquer
Dossier complet
par info@ceva.ch Photographies : T.P. Graindorge le 7 Novembre 2005
RER Genève Région CEVA
Un vrai réseau régional
Avec la ligne CEVA, nous construisons l'ossature de notre futur réseau de transport régional.
Cette liaison ferroviaire sera la colonne vertébrale d'un système de transports étudié dans le cadre
d'une Charte pour le développement des transports publics régionaux signée par de nombreux partenaires suisses
et français, dont la Région Rhône-Alpes. Cette initiative transfrontalière est née d'une
volonté commune d'améliorer les conditions de déplacement dans notre région. CEVA est donc
véritablement une connexion d'envergure internationale qui permet de relier non seulement des quartiers, des villes, des
cantons, mais aussi deux pays.
Robert Cramer Conseiller d'Etat responsable du DIAE
Le financement français en bonne voie
Une délégation de parlementaires hauts-savoyards viennent d'apprendre du Ministère des
transports à Paris que « l'Etat ne s'opposerait pas au passage en souterrain de la ligne CEVA entre la frontière
suisse et la gare d'Annemasse ». C'est un point extrêmement important, puisque certains sceptiques professionnels avaient
évoqué l'hypothèse d'une voie en surface sur territoire français. Concrètement, le
tronçon de 1,8 km en double voie enterrée devrait coûter quelque 90 millions d'euros, dont 15 financés
par Paris, une vingtaine par la Région et le reste par le département et les communes.
CEVA : le train que Genève ne peut pas manquer !
La liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse (CEVA) a recueilli - fait historique inédit - l'appui de
toutes les forces politiques, économiques, syndicales et sociales de Genève, ainsi qu'un soutien enthousiaste en France voisine et
dans de nombreux cantons suisses. Comment la concrétisation d'un projet datant du XIXe siècle, objet d'une convention en 1912 et
réactivé formellement en 2000, peut-il créer une telle unanimité ? Pour une raison très simple: notre région - dans un rayon de
40 km autour du centre de Genève - comptera vers 2020 1,1 million d'habitants, voire davantage. Les déplacements de cette population
devraient croître d'ici là de 40% à 50%. Genève et les autres agglomérations du bassin franco-valdo-genevois étouffent déjà sous la
chape des embouteillages quotidiens, tandis que les trajets entre domicile et travail ont eux aussi tendance à augmenter. Genève
dispose d'une solution à ce problème : établir enfin le réseau régional ferroviaire (RER) qui est à portée de main. Les travaux
viennent de commencer.
 Des gares « griffées » Jean Nouvel
Aujourd'hui « terminus ferroviaire » entre Jura et Salève, Genève doit simplement relier, par 4,8 kilomètres de
voies ferrées, les voies existantes, à savoir Cornavin - La Praille et Eaux-Vives - Annemasse. Bien entendu, divers aménagements
seront nécessaires sur l'ensemble du parcours, des gares seront construites (conçues par l'architecte Jean Nouvel, qui a notamment
signé le célèbre Palais des Congrès de Lucerne), des quartiers entiers seront revalorisés (La Praille, gare des Eaux-Vives,
Chêne-Bourg, Gare d'Annemasse, etc.) et - last but not least - la desserte de toute la région par la connexion efficace des réseaux
suisse et français. CEVA représente donc la solution idéale aux problèmes de transports urbains, de déplacements régionaux et de
liaisons interrégionales. Le présent document, réalisé sous l'égide du Comité Pro-RER Genève Région, avec notamment l'appui de Naef
& Cie SA, a été conçu comme un supplément détachable, qui vous permettra de conserver les données clés de cette extraordinaire
initiative qui dotera Genève de l'infrastructure nécessaire au développement harmonieux de toute sa région.
Article original (p. 23)
Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse Le 20 septembre dernier
Démarrage des travaux
 Photo : T. P. Graindorge
Le 20 septembre 2005, en présence des conseillers d'Etat zurichois Rita Fuhrer et tessinois Marco Borradori, du
président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, du président de la Direction des CFF Benedikt Weibel et de l'ensemble des
autorités concernées, Robert Cramer, président du DIAE, a donné le premier coup de pioche du chantier du CEVA. Rappelons qu'un
véritable « serment des Trois-Suisses » lie Zurich, le Tessin et Genève pour demander à la Confédération que les trois réalisations
ferroviaires prévues dans ces cantons (Durchmesserlnie, Ferrovia Mendrisio-Varese et CEVA) ne subissent aucun retard.
La société civile s'engage
Le monde associatif, un important soutien pour le projet. Bien que CEVA fasse aujourd'hui la quasi-unanimité,
il fut un temps où la ténacité de certains milieux associatifs a été cruciale pour garantir la réactualisation du projet.
ALP-Rail en particulier a été le moteur de cette renaissance.
Aujourd'hui, la dissociation des modes de transports est révolue. La solution est à chercher dans l'utilisation
complémentaire des différents modes, afin de garantir une mobilité qui corresponde à la demande, mais qui soit également
respectueuse de l'environnement. Par conséquent, des associations de diverses sensibilités ont exprimé leur soutien au projet CEVA.
Aujourd'hui, de l'ACS (Automobile Club Suisse) au WWF (World Wide Fund for Nature), des organisations syndicales aux institutions
économiques, en passant par les partis politiques, toutes les forces vives de Genève, mais aussi de la Région transfrontalière
française et vaudoise, se rangent derrière cette idée innovatrice et constructive.
Le Comité Pro-RER Genève Région regroupe les élus et responsables de toutes ces organisations, soit plusieurs
dizaines de membres. Son Bureau, coprésidé par les députés Gabriel Barrillier et Elisabeth Chatelain (succédant à Sami Kanaan),
comprend - outre les représentants des Départements concernés de l'Etat de Genève - des responsables des associations
transfrontalières (ALP-Rail, Agedri et Cobaty International), de la Communauté genevoise d'action
syndicale, de la Chambre de commerce et d'industrie et de l'Association transport et environnement.
 Type de motrices envisagé.
Article original (p. 24)
CEVA RER Genève Région
CEVA, un train pour Genève et sa région
CEVA permettra de relier Annemasse et Genève en 17 minutes en Trains Grandes Lignes (avec arrêt aux Eaux-Vives),
et Cornavin aux Eaux-Vives en 9 minutes. Les travaux ont débuté en septembre pour la partie Cornavin (lot 1), et démarreront en
2006 pour le reste du tronçon. La mise en service est prévue pour 2010-2012. Le projet CEVA prévoit la construction de 4,8
kilomètres de voies ferrées en tunnel entre deux tronçons existants, Cornavin - La Praille et Eaux-Vives - Annemasse. La ligne
entre les Eaux-Vives et la frontière (4 km) sera doublée et enterrée en tranchée couverte. Ainsi, les deux tiers de CEVA seront
souterrains.
L'ensemble de la liaison fera 16,1 km, dont les deux tiers en souterrain. Sept gares et stations jalonneront le
parcours: Cornavin, Lancy - Pont-Rouge, Carouge - Bachet, Champel - Hôpital, Genève - Eaux-Vives, Chêne-Bourg et Annemasse. Deux
existent déjà et seront entièrement transformées (Annemasse et Eaux-Vives) ; cinq seront créées selon les plans de Jean Nouvel.
On peut ajouter à ces 7 gares la halte de Sécheron, qui assurera la connexion avec le site des organisations internationales, et
qui est déjà en service.
De nouveaux centres de vie
- A Lancy/Pont-Rouge, une station aérienne enjambera la route du Grand-Lancy. Ce centre multimodal (parking de
l'Etoile, tram 15) desservira Lancy, Carouge et La Praille. Près de 100'000 mètres carrés de terrain seront valorisés (équipements,
logements, etc.).
- A Carouge-Bachet, une station demi-enterrée assurera la liaison avec les TPG (12,13 et 15 + bus), un futur P+R
et le réseau routier.
- Champel-Hôpital sera construite à quelque 25 mètres de profondeur et ouvrira la voie du déplacement collectif
efficace sur le quartier de Champel, avec notamment l'hôpital et ses milliers d'emplois souvent occupés par des frontaliers.
- Aux Eaux-Vives, la nouvelle gare devrait libérer pas moins de six hectares de terrains réservés qui pourront
créer une valorisation urbaine extraordinaire. Trains régionaux et de grandes lignes s'arrêteront au coeur de la rive gauche. A
Chêne-Bourg, la nouvelle gare desservira toute la région, tandis que le grand projet dit de l'Etoile d'Annemasse, avec la profonde
transformation de la gare et de ses environs, dynamisera la Cité haut-savoyarde et en fera un véritable pôle régional
transfrontalier.
 Photo : T.P. Graindorge
 Carte d'ensemble
 Photos : T.P. Graindorge
Article original (p. 25)
Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse CEVA RER Genève Région
Financement et organisation
La co-maîtrise d'ouvrage
Le projet CEVA est mené en co-maîtrise d'ouvrage par le Canton de Genève et les CFF pour la phase d'études.
Les CFF assureront ensuite la conduite des travaux de réalisation. L'implication des deux partenaires dans la conduite du projet
permet de mêler efficacement les savoirs et les enjeux. Ainsi, l'insertion de la ligne au coeur du territoire genevois est une
préoccupation majeure, de même que le souci de réaliser une infrastructure performante.
Des instances créées spécifiquement
Un projet aussi complexe que CEVA requiert une organisation rigoureuse. Ainsi, des instances spécifiques ont été
rapidement mises en place afin de garantir l'application de la Convention de 1912, de contrôler la co-maîtrise d'ouvrage, et
d'assurer la coordination avec les nombreux services et partenaires concernés. De même, afin de mener à bien la collaboration
franco-suisse pour la réalisation du tronçon frontière - Annemasse, les partenaires se réunissent au sein de différents groupes
de suivi.
 Le CEVA démarre
Des coûts partagés
Le projet coûte 950 millions de francs suisses. 400 millions sont investis par le Canton de Genève, et 550
millions sont à la charge de la Confédération et des CFF. La part cantonale du financement (400 millions) a été voté le 26 juin
2002 par le Grand Conseil. Il subsiste quelques points à régler quant aux sources de financement de la part fédérale, mais le
suspense n'est que relatif et les décisions tomberont prochainement.
Durée des trajets
En trains grandes lignes
Cornavin-Annemasse (arrêt aux Eaux-Vives): 17 minutes
Cornavin-Eaux-Vives (sans arrêt): 9 minutes
En trains RER (arrêt à chaque gare et station)
Cornavin-Annemasse: 22 minutes
Coppet-Annemasse: 49 minutes
De Cornavin à Annemasse : 16,1 km
Cornavin - Bachet (5,4 km): voies existantes, demandant quelques adaptations
Bachet - Eaux-Vives (4,8 km): à construire en souterrain (franchissement de l'Arve par un pont bas).
Eaux-Vives - frontière (4 km): tronçon existant, à transformer en tranchée couverte jusqu'à la frontière
Frontière - Annemasse (1,9 km) : infrastructure à définir.
TOUT L'IMMOBILIER / TOUT L'EMPLOI 7.11.2005 Renseignements: info@ceva.ch - www.ceva.ch
Article original (p. 26)
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